lundi 3 mars 2014

Inadaptée sociale, nos conséquences, ma conclusion

Bon. Je ne sais pas combien de temps a passé depuis mon dernier article, mais j'ai un peu autre chose à foutre que de rester assise devant mes stats de fréquentation. Et surtout, j'ai envie de passer à autre chose sur ce blog. Il est donc temps de tirer ma conclusion de toute mon histoire d'inadaptée sociale à l'école.

Petit récap' :
J'ai publié un premier billet où j'écris mon histoire de petite inadaptée sociale, mon vécu à l'école, comment j'ai évolué par la suite et quel était mon état d'esprit au moment de sa rédaction par rapport à ça.
Ensuite, je me suis rendue compte que je voulais pas seulement faire un témoignage public, mais confronter mes harceleurs et spectateurs à ce vécu, à ses conséquences, et à leur réalité dans mon quotidien. J'ai donc écrit un second billet parlant des corollaires anciens et actuels du harcèlement que j'ai subi. Puis, j'ai envoyé un mp aux concernés merci Facebook (souvent de très près, parfois de loin) avec un lien vers ledit article. A part les gens me suivant sur Hellocoton, seuls eux avaient reçu le lien direct.

Entre ces deux articles, la différence est ténue, mais pour moi elle est claire : le premier est une autobiographie, le second un réquisitoire.

Une fois la machine lancée, mes petites invits véreuses envoyées *, je pensais que je serais assise devant les stats de Blogger, à relever la moindre visite qui pourrait être celle d'une personne que je visais. Je pensais que j'allais regarder, re-regarder et regarder encore leurs profils pour voir si par hasard l'un ou l'autre m'avait bloquée. Je pensais avoir des réponses aussi, mais lorsqu'on a agi avec autant de tact, visiblement on ne s'en vante pas. Et puis, faut dire que mon laïus accusateur ne demandait pas des masses de réponses. Même si ça m'aurait bien fait marrer d'avoir rendez-vous avec l'un d'eux pour taper la discute. On peut pas tout avoir.

Des réponses, j'en ai eues, cela dit. La première d'un gars concerné de loin, jamais vraiment gentil ni méchant vu qu'on ne se côtoyait pas. Il avait été le premier à me considérer comme une personne vivante en m'invitant à ses soirées - pas un mauvais bougre quoi, au contraire.
Ensuite le commentaire touchant d'une de mes lectrices - j'ai pas oublié de te répondre miss, mais je me suis dit que cet article le ferait mieux qu'une réponse en caractères limités.
Enfin, la réponse poignante d'une des seules filles de ma première classe avec laquelle j'ai été amie - dans la mesure du possible de mes pauvres moyens.

Avec tout ça, je me suis rendue compte de plein de choses.

Déjà, j'étais fameusement contente d'avoir mis le doigt sur ce qui me manquait pour tourner la page. Ce que je désirais. Oui, je voulais plus que tout mettre mes harceleurs et spectateurs devant leurs responsabilités.
Ça n'est pas venu d'un coup, malheureusement. Tout ça a été le fruit d'une réflexion que j'ai commencé pléthore d'années auparavant. Mon chemin de réflexion a été long, semé d'embûches, semé de gens qui m'ont voulu du bien ou pas et qui m'ont soutenue dans mes démarches psychologiques - excepté celle de voir un psy *. C'est pas que je voulais pas, mais les seul.e.s que j'aie trouvés étaient en dessous de tout. Bref.

Je ne suis pas assez bête pour ne pas savoir que mettre mon billet en mode public était assez semblable au traitement que je décrie. Entre du harcèlement public et une accusation publique, au final moi aussi j'ai mes spectateurs. Je sais que c'est vil, mesquin et puéril. J'assume. Aussi, je ne voulais pas passer à côté de la 1/1000000000ème chance que l'un.e des concerné.e.s tombe sur mon billet de manière fortuite. Dans mon délire de vengeance, j'imaginais tous ces gens en train de se refiler le lien en commentant avec des Tavu elle é DINGUE ! ou des Gé ri1 àvouar avait que sa, ou encore des se kelle fume sé dla bonne jveu la maim!, put1 g vé la ballancé pour diffamasion! . Oui, je sais, j'ai de sacrés délires. Ça fait passer le temps.

Plus sérieusement, j'imaginais qu'ils allaient se faire passer l'info. Ce n'est que plus tard, en discutant avec mon Cuisto que j'ai compris que je perdais mon temps de ce point de vue. En effet, comme il le dit si bien, y'a pas grand monde qui partage ce genre de trucs en disant à ses potes Eh t'as vu ça ? Lis donc, ça explique comment j'étais qu'un gros con quand j'étais jeune ! Dit comme ça...

D'un autre côté, je suis certaine que beaucoup d'entre eux ont lu mon billet. J'ai misé sur la curiosité humaine, et même si j'ai tort, ben en fait... Je m'en fous. Et voilà bien la magie de la chose : avec ce billet, mon cheminement s'est arrêté. J'ai enfin déposé mon fardeau. Je suis arrivée à la gare, pour prendre le train suivant. En un mot comme en cent : j'ai enfin tourné la page.

C'est l'achèvement d'un voyage qui fut long, lent, douloureux. Et solitaire. Autant j'ai pu compter sur énormément de gens qui ont vu en moi quelque chose d'assez précieux pour qu'ils décident de rester dans mon entourage, autant j'ai eu leur soutien, leur présence, leur amour et leur aide, autant j'ai dû m'en sortir seule. Personne ne peut aider quelqu'un en allant bien à sa place.

Et c'est cela que j'ai envie de dire aux gens dans ma situation. Oui, on a souffert. Plus ou moins que d'autres, mais est-ce important ? L'important c'est qu'il y a eu souffrance, et que cette souffrance n'a pas été écoutée. Et malheureusement, personne ne peut se mettre dans nos baskets. Personne ne peut savoir ce que nous vivons, ou avons vécu. Personne ne peut savoir ce que nous avons ressenti. Et personne ne peut se relever à notre place.

Pourtant, vous allez peut-être pas me croire, mais en vérité je vous le dis,* je vais bien. Plus que bien. Déjà en écrivant le second volet de mon triptyque d'inadaptée, j'allais pas mal pour une morue. Alors maintenant, m'en parle pas, je pète des flammes ! Bon, j'ai pas largué mes autres paquetages, mais déjà celui-là en moins, ça me fait un voyage tellement plus léger - tu peux pas test. Et surtout, je me sens prête à affronter ces autres boulets qui me traînent au pieds.

J'ai été au plus profond, au plus noir de mes sentiments. J'ai été seule, meurtrie, abandonnée. Et pourtant, je suis toujours là. Miraculeusement, j'ai toujours gardé ma flamme qui m'a fait tenir jusqu'ici. Ma fierté. Mon égocentrisme ? Mon amour farouche envers moi-même. Il m'a menée jusqu'ici. Je suis toujours debout, malgré tout, malgré eux, malgré ça. Je suis toujours debout, et j'en redemande. La vie est trop belle et trop courte pour que je m'emmerde encore avec ce passé qui m'étouffait. J'ai trouvé le moyen de tailler la route, de dire adieu à tout ça. Je suis debout, et personne ne m'arrêtera.
C'est tout le mal que je vous souhaite.

Sarah Dermine

* Oui, je suis une geek finie. Et j'aime les gifs et les Memes. Et je vous emm...

10 commentaires:

  1. Je suis contente de savoir que le voyage est plus léger :) Le mien pas encore, mais y a du mieux !

    De gros bisous à toi <3

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    1. Hello ma belle,

      Je savais que tu arriverais par ici ^^
      J'espère que ton voyage sera plus court que le mien de ce point de vue... J'espère que tu trouveras les clefs pour faire ton deuil et passer à autre chose :-)

      Prends soin de toi !!
      Plein de bisous, <3

      Sarah

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    2. Mon voyage me semble aussi moins pénible que le tien (même si on ne peut jamais comparer) Mais j'ai l'impression d'être en bonne voie, toi doucement ^^

      Ça me fait toujours un peu bizarre de te lire et de te voir signer Sarah, j'ai l'impression qu'un moi d'une autre dimension est venu me parler ;p (je crois que j'ai pas mon deuil de Sliders non plus XD)

      Au fait c'est toi que j'ai vu chez Sasha ? (Les beautés testent)

      Bisous ma belle <3

      L'autre Sarah ;p

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    3. Recoucou,

      Je suis contente de savoir que tu fais ton chemin également Sarah ! (Oui, c'est un peu zarbe cette histoire d'homonyme, mais marrant en même temps !! Et en plus t'es fan de Sliders, mygAAAAAd tu es vraiment mon double :D )

      Par contre, je ne sais pas ce dont tu parles par rapport à Sasha, tu l'as vue irl ? Je visite souvent son blog, mais ne la connais pas personnellement.

      Pleiiiin de bises, miss chérie, je te souhaite de trouver bon port bientôt :-)

      Sarah

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    4. Non je ne connais pas Sasha personnellement, par contre je suis donc blog assidûment ^^ C'est juste qu'il me semblait avoir vu passer le nom de ton blog quelque part (un tweet, c'est possible ? Parce que j'ai le vague souvenir d'un truc du style)

      Bises et plein de câlins ! (Oui j'aime les câlins. Na.)

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    5. Ah, tout est possible... Mais je ne suis pas au courant :D

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  2. Merci infiniment de ton commentaire, je suis vraiment en colère contre cette personne, je pense lui envoyer des chatons morts par la poste. Mais vraiment merci à toi de me l'avoir signalée, c'est très gentil de ta part.

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    1. Y'a pas de quoi miss :)

      Je n'aime pas les voleurs de travail non plus, et j'aimerais encore moins être volée de mes textes, avis, idées que j'affiche sur mon blog. On est tous dans la même galère...

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  3. C'est une bonne chose que tu ai réussi à te libérer de ça. Ce sont des choses qui nous bouffe la vie. Et le pire dans tout ça, c'est que les coupables ne méritent absolument pas qu'on se détruisent pour eux.
    Pour le psy ce n'est pas un passage obligatoire, quand on est bien entouré parfois il n'y a pas besoin d'un psy. Surtout si tu manques vraiment de confiance en toi, l'amour de ton entourage t'aidera déjà bien :)
    Je te souhaite plein de bonheur et bon courage pour les autres fardeau ;)

    PS : DoloresH j'ignore quelle est ton histoire, mais laisse donc les pauvres chatons où ils sont les pauvres petits minous t'imagine l'horreur pour eux, même morts! :p privilégie les excréments c'est pas mal dans le genre ^-^

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    1. (DoloresH a un souci avec un plaigiaire qui lui pique ses chroniques livresques pour les écrire sur Amazon, d'où son énervement compréhensible.)

      Tu as raison, Ludivine, ce genre de trucs nous bouffe la vie, mais c'est à nous de nous relever et de continuer notre vie malgré tout. Leur montrer qu'ils avaient tort. Leur montrer qu'ils n'étaient que des cons. Merci beaucoup pour ton message miss ! :-)

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