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dimanche 19 octobre 2014

Cure de sébum - Mission accomplie

Cure de sébum - Mission accomplie

Journal du Soldat Première classe Morue
5 octobre 2014
J'avais peur, j'avoue. Peur du résultat. Et si j'avais fait un truc qu'il fallait pas ? Que j'aie foiré une étape ? Des brossages pas assez fréquents ?
Du coup, c'est mon colloc de chambre qui m'a foutue à la douche. 'Et que ça frotte !' m'a dit le Sergent en charge des essuies. Ben tiens. Fallait qu'il la ramène, celui-là.
J'ai pris du shampooing. Un peu. J'ai frotté. Rincé. Sous l'eau, mes cheveux m'ont paru encore gras, lourds, comme si le gras n'était pas totalement parti. Alors j'ai repris du shampooing. Trop. J'ai refrotté. Et là, j'ai enfin eu la sensation que mes tifs étaient enfin propres.
Le soulagement ! Enfin, j'allais sentir le savon plus que le linge sale. Fête, bonheur, Byzance. Alors je suis sortie de la flotte et j'ai laissé ma tignasse sécher à l'air libre.
Comment dire ?
Dès le début j'ai eu une sensation de légèreté infinie. De doux mouvement, de fluidité. Comme si mes cheveux avaient bouffé de l'air, minci, rétréci leur masse.
Et pourtant, j'ai du volume, des boucles à n'en plus finir. Ils sont un peu rêches, je pense, de mon abus de shampoo pour ce lavage. Mais le résultat est au-delà de mes attentes. Un rêve capillaire !
Ma couleur de cheveu, aussi, a changé. Fatalement, sans l'effet mouillé, ça fait un choc. On dirait presque qu'ils ont blondi. Je doute que ce soit le cas, mais l'illusion est parfaite.
Pas de fourches à l'horizon, mais bon, faut dire que j'en avais pas avant cette aventure. Comme quoi.

J'espère que ça va tenir plusieurs jours, cette histoire, et que je ne devrai pas me relaver la tête dans deux jours. Je voulais espacer les lavages, on verra si c'est aussi dans le package des résultats positifs.


Journal du Soldat Première classe Morue
6 octobre 2014
Ça se confirme. Tous les côtés positifs (légèreté, brillance, volume, propreté) sont toujours là. Autant qu'hier, en fait. J'ai une superbe anglaise qui se ballade le long de mon cou, pépère. Comme quand j'avais 12 ans et des bombecs plein les dents. Ça fait plaisir, t'imagines pas.
Je suis extrèmement contente d'avoir suivi mes ordres de mission sur ce coup-ci. Les huiles avaient raison, damn. Va falloir que je me penche sur la question, peut-être, pour prendre soin de mes tifs ? Faut dire que je fais jamais de masques, avant ou après-shampooing, et tous ces foutus soins. Je devrais, p't'être. Mais bon, je suis satisfaite de ma bouille dans le miroir.
Maintenant, j'ai des cheveux brillants, gonflés à bloc pour la suite. A voir quand devra tomber le prochain lavage. Je te tiens au jus.


Journal du Soldat Première classe Morue
8 octobre 2014
Trois jours après lavage, je sens le gras qui revient. Peut mieux faire. Bon, pour être honête, je dois avouer que depuis la fin de la cure je me brosse plus les cheveux - à part avec un peigne en bois. J'ai pas envie de flinguer mes belles boucles, merde. Cela dit, je peux clairement attendre encore un jour avant de les laver.
Mes cheveux sont toujours brillants, volumineux, gnagnatoussa. J'ai juste la flemme de m'en occuper comme il le faudrait. Back to basic.


Journal du Soldat Première classe Morue
9 octobre 2014
Bon, là, je vais vraiment passer au lavage. Mes cheveux sont à nouveau gras. C'est chiant. J'aurais voulu tenir au moins une semaine. Mais bon, j'ai trouvé le truc, maintenant. Je me lave dorénavant les cheveux de manière différente. Je fais un lavage au savon, puis trois jours plus tard un simple rinçage à l'eau. Du coup, mes tifs tiennent deux ou trois jours de plus sans avoir besoin de savon. C'est toujours ça de gagné.

Au départ, je voulais pas le faire, je voulais abandonner. Mais j'ai tenu le coup, et j'ai bien fait. Le résultat en vaut la peine, c'est clair. Mes cheveux sont plus sains, comme détoxifiés. Ils ont besoin de moins d'attentions, ils sont forts, brillants, ils bougent tout seuls dans tous les sens... Bref, la Ligne de front est bien derrière moi. Mais, comme les vieux amis, il est fort possible que j'aille y refaire un tour, histoire de prendre de ses nouvelles.

Quatrième rapport du Docteur en recherche général Belbutrine
- Mission Cure de sébum -
Sujet : Soldate Morue, première classe

Ce sera mon dernier rapport. La mission est un franc succès.
Non seulement le sujet a obtenu des résultats époustouflants, mais en plus, comme nous l'escomptions, il a fait des émules. Deux personnes déjà ont été contaminées par le virus 'Cure de sébum', et nous espérons voir de plus en plus de personnes atteintes.
Le bien de l'humanité, la révolution des cheveux est en marche.

Mission accomplie.

Cure de sébum - L'ennemi recule

26 Septembre 2014
Une journée bien remplie, avec des missions toute la journée... Elles se sont enchaînées, du coup pas de temps pour prendre soin de mon principal objectif.
Les brossages s'enfilent, s'enchaînent. J'essaie de faire gaffe, d'être régulière. Mais franchement, fourte. Le train-train s'installe, et moi les train-trains, ça rime avec joyeux laisser aller. Du coup, je me brosse une fois par jour. C'est déjà ça, non ? Les huiles supérieures devraient être contentes que j'aie pas tout laissé valser.


Journal du Soldat Première classe Morue
27 Septembre 2014
Du gras, du gras, du gras.
Bon, autant être honnête. Le gras ne sent pas, les cheveux ont l'air mouillés ou enduits de gel, de près ou de loin. Donc bon, sortir en société n'est toujours pas un problème. Je suis devenue une pro de faisage de chignons serrés. Ça le fait. Evidemment, les cheveux lâchés s't'une autre histoire. En gros, t'as pas trop la classe au réveil, mais c'est vite réglé. Tant mieux. J'aime quand les choses vont vite.

Journal du Soldat Première classe Morue
28 Septembre 2014
L'ennemi recule de plus en plus devant mon assurance, je le sens. Le gras, je le gère. Les sorties, le qu'en dira-t-on, je gère aussi. Le gras n'a qu'à bien se tenir, bientôt il sera mon meilleur ami. Ne dit-on pas qu'il faut garder ses ennemis au plus près de soi ? Il va tâter de mon amitié, non mais. Ses attaques sont moins virulentes, je me ris de ses gratouilles. Il me teste, il me titille parfois, mais l'issue de cette guerre est inévitable : je vais l'écraser à plates coutures.


Journal du Soldat Première classe Morue
29 Septembre 2014
Plus que quelques jours et je serai libre. Libre de quitter la Ligne de front, de faire ce que je veux de ma tête. Enfin. En attendant, l'ennui commence à me gagner. Les jours défilent, je suis bientôt au bout de ma peine. Les huiles seront contentes, et moi donc !


Journal du Soldat Première classe Morue
30 Septembre 2014
La fin commence à pointer le bout de son nez. Je la sens. En attendant, je continue ma routine. Tranquille pépère. Bon, j'avoue que je suis curieuse du résultat. Le ras-le-bol repointe sa gueule, en douce. Je résiste.


Journal du Soldat Première classe Morue
1er octobre 2014
La fin, la fin, la fin... La fin, la fiiiiinnn...


Journal du Soldat Première classe Morue
2 octobre 2014
Le stress de fin de service commence à monter. Et si j'avais déjà perdu la bataille, sans le savoir ? Et si j'avais suivi les ordres pour des quenouilles ? Je commence à douter du bien fondé de toute cette aventure. C'était pas facile par moments, mais tellement simple, aussi. Y'aurait un piège ? Cette fois, ce ne sont pas les gratouilles mes ennemies, mais ma propension à me poser des questions. Et si...


Journal du Soldat Première classe Morue
3 octobre 2014
Avant-dernier jour. J'avoue, je flippe. J'ai même pas pris le temps de faire les photos réglementaires. Je suis vraiment contente de savoir cette mission enfin terminée, mais en même temps, j'ai peur d'avoir un résultat catastrophique à montrer à mes supérieurs. On verra demain, ouais. Mh. La fin. Les doutes. Toussa.


Journal du Soldat Première classe Morue
4 octobre 2014
Dernier jour. Je trouille. Je me suis arrangée pour ne pas avoir le temps de passer sous la douche. On verra demain, oui. Le grand jour...

Troisième rapport du Docteur en recherche général Belbutrine
- Mission Cure de sébum -
Sujet : Soldate Morue, première classe
Nous touchons au but. Nous allons bientôt pouvoir délivrer des résultats fiables sur cette mission capitale. Erreur ou échec, nous pourrons vous communiquer très vite nos premières conclusions.

samedi 4 octobre 2014

Cure de sébum - La guerre avance

19 Septembre 2014
Le samedi, c'est calme. Bon, j'ai toujours une mission qui me fait bouger de ma piaule, mais dans l'ensemble c'est une journée pépère. Un peu de brossage, un beau chignon, et c'est parti. Allons-y !


Journal du Soldat Première classe Morue
20 Septembre 2014
La routine du gras s'installe de plus en plus. Les cheveux sont gras jusqu'aux pointes, ils suintent bien. Même si ma tête n'est pas une motte de beurre, si je les touche mes mains sont plus grasses que mes cheveux ensuite. La classe, ça n'était encore jamais arrivé.

Les cheveux tiennent tout seuls, presque. Par contre, pas de paquets, pas de rastas, pas d'odeur... Ils sont doux, glissants, brillants au toucher. Y'a juste des amas grisâtres et collants dans mes outils lorsque j'ai "oublié" un brossage. C'est pas un drame, mais c'est vrai que ça gratouille un peu quand je flemmardise. Mais bon, franchement, jusqu'à présent, R.A.S. La mission prend une bonne tournure, je le sens bien.

En simulation extérieure, ça passe nickel. Les gens ne me regardent pas bizarrement, ils n'essaient pas de fuir une odeur zarbe quand j'approche... Bref, la couverture est parfaite. Je passe incognito.


Journal du Soldat Première classe Morue
21 Septembre 2014
Toujours dur de reprendre une semaine. Enfin, bon, vu que je suis pas en mission le lundi, pour moi c'est un peu un dimanche, avec les boutiques ouvertes. Du coup j'en ai profité pour rester à ma casmate, à fristouiller dans mon coin. En gros, R.A.S. à nouveau ; pas d'ennemi à la porte, rien pour troubler la quiétude. La ligne de Front devient bizarrement hospitalière.


Journal du Soldat Première classe Morue
22 Septembre 2014
La routine et la flemme s'installent. Je me brosse moins souvent les cheveux, j'en ai marre. Bon, je le fais une fois par jour au moins, j'essaie. Mais j'ai la flemme. Ma paresse refait surface. Du coup ça m'arrive d'avoir plus de poussières et autres dans les cheveux - bah ouais, le gras ça colle. Bon, d'un autre côté, j'ai juste la flemme d'utiliser mes outils et surtout de les nettoyer, mais en soi la mission se passe toujours très bien. Je flâne, cheveux attachés ou détachés. Je me suis jamais fait autant de chignons en un mois.

Mais franchement, je commence à me dire que cette mission est un bon moyen de se poser dans un coin, en espérant que les huiles supérieures te lâchent la grappe. Et moi, tant qu'on me fout la paix, je suis heureuse.


Journal du Soldat Première classe Morue
23 Septembre 2014
Routine, routine, routine. La mission avance, je suis rodée. Plus grand chose de neuf ; on dirait que mes cheveux sont en satut quo. Je sais pas s'ils poussent - la cure est censée booster la pousse - mais je vois pas trop la différence. Faut dire que je les attache constamment.

Le reste se passe très bien, pas grand chose à en dire. Mes cheveux ne sont pas plus gras qu'au départ. La masse de gras est constante. Brillance, douceur, tout est là. Et malgré qu'ils soient poisseux et alourdis par le sébum, mes cheveux sont bizarrement légers, ils gardent un certain volume et une liberté de mouvement aux racines. Bref, tout va bien.


Journal du Soldat Première classe Morue
24 Septembre 2014

Routine.


Journal du Soldat Première classe Morue
25 Septembre 2014
Ma flemme me joue des tours. J'avoue, j'en ai ma claque de me brosser les tifs et de devoir nettoyer fissa mes outils. Du coup je zappe. Bref, je vais pas faire étalage de ma paresse, c'est mal.
Du coup, j'ai pas mal de crasses qui s'installent. D'un autre côté, ça ne reste pas des masses génant. En extérieur, ça passe toujours comme une fleur. Incroyable.
Du coup, bon, baaah... Voilà.

Toujours du mouvement, des boucles autour du cou, de la brillance, du soyeux un peu graisseux... Mes cheveux sont plus sombres à cause de cette couche. Mais bon, c'est pas un problème.

La routine s'est tellement installée que je ne peste plus sous la douche de ne pas pouvoir toucher à ma tête. Même mon compagnon de chambrée commence à être tenté par l'expérience. Ça le titille. J'avoue que je suis assez fière de l'avoir initié aux secrets pour prendre soin de sa tignasse.

Le Front est accueillant, en fait, lorsqu'on veut bien se donner la peine d'accepter ce qu'il offre. Patience, organisation et constance dans l'effort aideront les soldats sur le chemin. Force et honneur !

Second rapport du Docteur en recherche général Belbutrine
- Mission Cure de sébum -
Sujet : Soldate Morue, première classe
Comme nous nous y attendions, le sujet a fini par tirer parti de sa situation. En terrain hostile, il s'est tout à fait adapté. Mieux encore, le sujet a une influence certaine en simulation externe - les autres cobayes autour de lui s'intéressent, posent des questions, réfléchissent. Certains avaient l'air prêts à sauter le pas.

Nous pensons qu'avec un peu de travail de ce côté nous devrions influencer d'autres personnes pour devenir des cobayes. Des expériences ont été passées dans ce sens, avec un succès timide mais présent. Bientôt, nous toucherons au but.

vendredi 26 septembre 2014

Cure de sébum - Nouvelles du front

11 Septembre 2014

En me levant aujourd'hui, je m'suis dit "Appellez-moi Loki, mes chéris". La classe intégrale, cette coupe avec les cheveux plaqués en arrière, qui bouclent sur la nuque.

Je pensais que cette journée serait difficile, et en fait non. Elle a filé sans que j'y pense... Je me suis attaché les cheveux, j'ai quitté ma piaule, je suis partie en mission avec les autres planctons... Bon, j'avais parfois un relent de cheveux sales porté par le vent, mais le psychique jouait pas mal pour le sentir.

Cette première semaine n'a pas été simple, je garde espoir que ça continue en s'améliorant. J'en ai assez de mes cheveux plaqués à mon crâne comme des moules sur un panier de crabes. Marre de sentir la truite. Demain, c'est décidé, je me passe la tête sous la douche.


Journal du Soldat Première classe Morue
12 Septembre 2014

J'aurais pas dû me passer les cheveux sous la douche. Mes cheveux sont plecks, poisseux, ils puent, une horreur. C'est dingue, moi qui pensais que l'eau allait les rincer un peu ! Mais une camarade de mission m'a dit qu'il valait mieux s'abstenir, parce que l'eau empêche le sébum d'arriver jusqu'aux pointes.


J'en ai ma claque de cette histoire. J'ai envie d'arrêter. Merde aux huiles, merde la cure, je veux avoir la tête propre ! Mais avoir fait tout ça pour rien, pas question... Non, je m'arrête pas. Mais des jours comme ceux-ci, c'est dur de tenir bon.

Le psychologique joue beaucoup dans l'affaire, je m'en rends compte. Quand je psychotte, je sens plus l'odeur de mes cheveux, je sens plus de gratouilles, plus fortes, j'ai la tête lourde. D'un autre côté, mon camarade de chambrée m'a dit qu'il fallait vraiment avoir le nez dessus pour se rendre compte qu'il y avait une fragrance chelou dans l'air. Même visuellement, les dégâts sont moins effrayants que je ne le pensais.

Je suis en mission toute la journée. Dur dur de tenir, avec le boulot qui s'enchaîne, des visites à faire, des gens à voir, des documents à analyser pour mieux niquer l'ennemi... Mais quand tu vois un collègue sur la corde raide, tu réfléchis pas. Tu agis.
Du coup, j'ai passé une nuit presque blanche, à discuter et discuter. De la guerre, de la solitude, du sentiment d'impuissance lorsque tu te rends compte que t'es seul dans ta tranchée, face à l'incertitude... Dans ces moments-là, tu prends une bouteille, deux ou trois, tu t'assieds, tu réfléchis, tu discutes. Tu penses pas à tenir un foutu journal.

Journal du Soldat Première classe Morue
13 Septembre 2014

Le réveil a sonné, mais je l'ai pas entendu. Après des journées comme hier, y'a des choses qui changent...

Je suis rentrée de mission fort tard. En fait, j'ai regagné ma casemate vers 13h aujourd'hui. J'avais pas prévu ça, du coup, pour me brosser, quéquette pépette. J'ai passé la journée, la soirée, la nuit avec mes cheveux tout pourris. T'imagines pas mon bonheur quand j'ai remis la main sur mes outils.

J'ai même pas eu envie de me passer la tête sous la douche. Mon collègue de lit me l'a confirmé ; toujours pas d'odeur (sauf en ayant le nez dessus), un visuel pas trop dégueu.

Une voix m'a soufflé de laver mon matos avec du savon noir. Ça a marché du tonnerre ! J'ai enfin trouvé comment prendre soin de mes outils au quotidien, et c'est une bonne nouvelle. Surtout en voyant l'état de la brosse ! Après un jour et demi sans brossage, les poils de cochon étaient remplis de paquets gris, de poussière, de cheveux, et le tout qui colle et plekke. J'ai jamais vu ça avant. Ça confirme que les brossages quotidiens sont une nécessité.

Aujourd'hui, mon mental est plus fort. Je me sens d'attaque pour les jours suivants. Reste à voir ce que l'avenir me réserve question gras et crasse. Mais j'ai enfin compris comment louvoyer dans les tranchées du front. Être en première ligne, ça stresse. Mais quand tu connais enfin le terrain, tout change.

Je sais comment laver mon matos régulièrement, et comment le nettoyer en profondeur. Je sais que l'eau est mon ennemie, contrairement aux apparences. Je suis armée. Je suis blindée. Viens-zy, gras de mes deux !

Journal du Soldat Première classe Morue
14 Septembre 2014

On est dimanche et ça fait 10 jours. Je les ai vus passer, pétard. Rester à la caserne fait un bien fou, même si c'est mieux d'attacher mes tifs histoire de ne pas foutre des traînées de gras partout. Journée de repos, ça fait du bien.


Le bilan jusqu'ici est positif, toujours : pas de gratouilles, de vagues odeurs qui s'en vont vite - bon, elles reviennent par moment, mais rien de grave, et puis faut vraiment avoir le nez près des racines pour la sentir.

Mes cheveux sont toujours gras, de plus en plus. Les pointes se recouvrent, petit à petit. Ma brosse devient de plus en plus vite crade. Je continue à trouver des amas gris dans mes peignes. Ouais, pellicules de gras, poussières... C'est tellement glamour que je vais bientôt en chier des arc-en-ciel. Au temps pour ma flemme légendaire, je n'échapperai pas au double nettoyage. Mais franchement, bien coiffés en arrière, avec un chignon ou une épingle à cheveux, ça passe nickel. Tant mieux. Les boulots qu'on me refile sont toujours des trucs où je dois gérer du monde, assister, accompagner, faire des conseils de guerre... Ça passe comme une lettre à la poste.

Le moral est bon aujourd'hui. Il est bon tous les dimanches, tu vas me dire. Hah. Ouais, on peut dire ça. Heureusement pour moi, je suis de corvée turbin que 4 jours par semaine, du coup mes dimanches durent 3 jours. Autant de temps où je ne dois pas trop penser à ma gueule, cachée dans ma piaule. Ça m'arrange assez.


Journal du Soldat Première classe Morue
15 Septembre 2014

Encore un début de semaine. Je suis un peu plombée par le fait de passer sous la douche sans toucher à mes cheveux. Mine de rien, ces gestes sont tellement ancrés en nous que s'en défaire est une gageure... Ça me mine le moral l'air de rien. Y'a des hauts, des bas. 


Je commence à avoir la flemme. Je me brosse les cheveux juste une fois par jour. C'est mal, je sais. Mais quand je suis pas en service, je n'ai pas vraiment envie de faire des efforts. Et puis, nettoyer deux brosses deux fois par jour (ouais, mon colloc s'est mis à la brosse de cochon depuis) ça me gave j'avoue.

Bon, d'un autre côté, les effets du brossage unique ne sont pas si désastreuses ; le sébum s'étale moins, les pointes redeviennent comme sèches. Pour moi, le principal est de tenir l'objectif temps. J'ai jusqu'au 4 octobre à chier des caisses de lait. Après, les huiles me lâcheront la grappe. J'attends que le temps passe.


Journal du Soldat Première classe Morue
16 Septembre 2014

Rien de neuf. Mon dernier dimanche de la semaine. J'en profite pour penser à autre chose, à laisser mes cheveux lâchés. Ça fait du bien de penser à autre chose qu'à du gras solidifié dans ma tignasse. Parce que, ouais... Je suis moins ordonnée que mes supérieurs le pensaient. Du coup, il m'arrive de retrouver des amas grisâtres dans mes peignes. La classe totale. Sans compter le sébum (ou la poussière ?) qui s'agglutine en petit gravier. Ça fait pas grand chose, en soi, à part chatouiller le crâne. Mais au final, c'est pas bien grave.

Bon, allez, je ferai un effort de nettoyage et d'assiduité. C'est quand même pas sérieux pour une mission de cette importance.


Journal du Soldat Première classe Morue
17 Septembre 2014

Routine, routine... Pas grand chose à dire.



Journal du Soldat Première classe Morue
18 Septembre 2014

Je ne suis qu'une fichue dinde... J'ai bêtement laissé tremper mon peigne en corne toute la nuit dans de l'eau savonneuse et du bicarbonate de soude pour nettoyer mes outils... Résultat : il a gondolé. Pourtant, je le sentais qu'une petite voix me disait que c'était pas une bonne idée...


Le propre du combattant, c'est de suivre son instinct. A force d'y rester, j'ai oublié que la Ligne de Front est un endroit sans foi ni loi, où chacun peut tomber n'importe quand... Dire que je me disais presque être en vacances. Mon peigne est là pour me le rappeler : il n'y aura pas de quartier.

Du coup, je recommence à prendre soin de ma gueule de manière plus régulière. Mes cheveux sont à nouveaux gras jusqu'aux pointes. Züper. Bon, au moins, y'a pas eu de dégâts non rattrapables durant cette phase de flemme aiguë.  On continue doucement. Je tiens la distance. Je crèverai pas ici. J'y arriverai. Ils vont voir, tous, si une Morue est pas capable de faire une mission de type TIPH. Non mais. Ils vont voir.

dimanche 14 septembre 2014

Cure de sébum - Première semaine

[Note: La méthode que j'utilise pour ma cure de sébum était décrite ici mais a disparu. Je me suis (beaucoup) appuyée sur le blog de Mini, qui n'est malheureusement plus en ligne. Voici donc d'autres articles ici, et . Ça fait plus d'un an que je ne m'étais plus brossé les cheveux (sans rire) - mais vu que je les ai rasés fin mai 2013 j'en avais pas vraiment besoin, pensé-je. Voilà pour le cadre. La suite...]

Cure de sébum - Première semaine
Cure de sébum - Nouvelles du Front
Cure de sébum - La guerre avance
Cure de sébum - L'ennemi recule
Cure de sébum - Mission accomplie


Journal du Soldat Première classe Morue
4 Septembre 2014

Cette fois, ça y est. Mon supérieur m'a fait savoir que j'étais bonne pour le Front. La nouvelle m'a laissé un vide brûlant dans l'estomac. Mais bon, je peux pas faire comme si je m'en doutais pas. Des rumeurs traînaient depuis quelques jours. De la doc et des plans venaient d'arriver au QG. Même du matos avait été acheté en prévision. Du coup, difficile de faire celle qui ne s'y attendait pas.

La décision m'enchante pas, c'est clair. Ils z'ont beau dire, les huiles du dessus, que c'est pour une plus grande gloire, que ça restera dans la postérité, mais merde, c'est moi qui vais en chier. Déjà que je vais me battre pour leurs petits culs bien au chaud sans qu'ils se mouillent... Un soldat n'a pas à faire de vagues, il obéit aux ordres. Peut-être. Ça m'empêchera pas de leur faire comprendre que je le fais pas de gaieté de cœur, non mais.

Je me suis rendue à la douche en essayant d'avoir le cœur léger. "Dernier lavage, aujourd'hui", m'a inutilement répété le Sergent en charge de l'endroit. Ben tiens, comme si je pouvais oublier, Connard. Au vu de ce qui m'attendait, j'y suis restée plus longtemps que d'habitude. J'ai pris un peu trop de shampooing, probable. Pareil pour l'AS. Histoire de tenir plus longtemps avec des cheveux propres ? Avant le carnage, les rayures de graisses, les odeurs de charogne ? Chaipas. Personne ne sait vraiment à quoi s'en tenir, avant d'être les deux pieds dans le bordel. Certaines vendent du rêve, du "fais comme moi et tu t'en sortiras nickel pépère". Mouais, j'attends de voir, les cocottes.

La serviette que j'utilise d'habitude pour me sécher les cheveux avait une odeur chelou, vagues relents de terre ou de merde, annonciatrice de ce qui m'attendait à l'avenir. Rassurant. Je l'ai laissée sécher au vent et au soleil, histoire de la ravoir. Mais j'en doute. Purée, cette histoire commence déjà mal... 

Pareil pour la brosse que ces andouilles m'ont filée. Elle était tellement pleine de vieux cheveux et de poussière que je doute que quelqu'un l'utilisait encore. "Rappelez-vous, deux brossages et nettoyages de matos par jour, Soldat !" m'a jeté le Sergent. Je suis pas encore au front que les emmerdes pleuvent déjà. Tout le monde sait dans l'unité que je suis une tire-au-flanc ! Alors pourquoi moi, nom de dieu ? Mais je connais la réponse. Les huiles m'ont dans le collimateur.

Pour ne rien gâcher, aujourd'hui y'a un sacré beau temps. Je sens déjà la sueur qui se forme sous mon nez. Mon cuir chevelu doit tout autant apprécier ! J'espère que j'aurai le temps de faire une photo souvenir avant de devoir vérifier mon paquetage. Histoire d'avoir quelque chose à tenir contre le cœur en cas de coup dur. Et y'en aura, c'est certain.


Journal du Soldat Première classe Morue
5 Septembre 2014
Premiers brossages, premiers nettoyages.
Bon, j'avoue, je me suis facilité la vie. J'ai dealé des faveurs pour échanger mon matos qui craignait contre du bon, du neuf. Résultat des courses : un peigne en bois, un en corne et une brosse Jäneke 100% cochon.  Vu l'état nickel, c'est plus facile à entretenir. C'est toujours ça de gagné sur cette guerre.

Déjà hier soir, et ce matin au brossage, j'ai eu l'impression que j'allais avoir les cheveux tout plats. Z'auriez dû me voir, avec une crinière de lionne mal léchée. Ça fait zarbe de se coiffer après plus d'un an. Ouais, j'avais la tête rasée - c'est tellement plus simple quand on veut aller vite - mais y'a des neuneus pour dire que se masser le cuir chevelu c'est bon pour sa santé. Bah viens-zy-masser, moi je dis. J'ai rien contre les massages...

Ahem. Donc hier matin, j'avais la tête en double volume, comme Victor Frankenstein après s'être pris son éclair. Envolées mes belles anglaises. Du coup, je me suis attaché les cheveux toute la journée. Ça tombe bien, c'est ma coiffure habituelle. Le soir en enlevant ma pince, bizarrement mes cheveux étaient pas trop raides. Ils avaient perdu de l'ondulation, c'est sûr, mais pas autant que je le craignais. Par contre, ils sont doux, un truc incroyable. Aucun nœud. J'aime bien.

Par contre, j'ai le cuir qui me gratte. Je crois que mon shampoo commençait à m'irriter la tête. Je me suis dit que ça tombait bien que j'arrête de l'utiliser. Mais de là à remercier les huiles qui me collent cette corvée, faut pas rêver ! A part ça, pas grand chose à signaler. Le front se rapproche, je le sens. Après même pas deux jours de la douche, si c'est pas malheureux... On verra plus tard. Là, tout ce que je peux faire, c'est arrêter de psychoter dans mon coin, et mettre toutes les chances de mon côté pour pas me faire avoir plus tard.

Je dois tenir la distance. Tenir...


Journal du Soldat Première classe Morue
6 Septembre 2014
Je pense trop à mon cuir chevelu. Du coup, ça gratte. Saleté d'effet psychologique. Mes cheveux sont de plus en plus raides, ils commencent à tenir tout seuls. Je suis inquiète. Je me rapproche de la ligne de combat, après 3 jours à peine ! Si cette histoire me permet de gagner un jour entre deux lavages, je prends, évidemment. Mais merde, je me passerais bien de faire toutes ces singeries...

Déjà, ce midi mon camarade de chambre me disait :
- "Tiens, tes cheveux ont une drôle d'odeur..."
- "Quoi, ça pue ? Fait chier...."
- "Nonon, ça pue pas ! C'est juste.. zarbe quoi."

Ouais. On va dire qu'il a raison. En tout cas, quoi qu'il arrive, je sans que demain matin je serai en plein dans le bourbier des tranchées... Ça me réjouit, tu peux pas savoir.

J'essaie de prendre soin de mon matos ; d'abord le peigne en bois, puis la brosse en cochon, le peigne en corne enfin. Je comprends pourquoi c'était si important de laver cette foutue brosse : elle suinte le gras ! Et ce gras s'étale joyeusement sur mes cheveux qui demandent tout sauf ça. Je sens que je fais une erreur en suivant les ordres. Mais je dois tenir. C'est ce que font les soldats, ils tiennent la ligne de front. On verra demain.



Journal du Soldat Première classe Morue
7 Septembre 2014
Je voulais pas y arriver. J'ai voyagé sans m'en rendre compte. Trop vite. Trop près...
Même pas eu le temps de traverser les tranchées, et me voilà en première ligne. Les bottes pleines de boue, le matos encrassé comme c'est pas permis, bref. J'ai les cheveux gras.

Bon. Faut voir le bon côté des choses ; pour le moment ça ne sent rien, comparé à hier. La cantine nous sert des repas sans viande ni produits laitiers, mais j'avoue que je fais parfois l'impasse, quand le mess est fermé. Mais bon, ça n'arrive pas trop souvent. J'ai l'impression de voir une confirmation : le jour où mes cheveux avaient une odeur, j'avais mangé du poulet...

Aujourd'hui, je me suis rincé le crâne à l'eau. J'en avais marre d'avoir les cheveux tout plats. Du coup, avec l'eau, bingo ! Retour des boucles et du volume. Ça fait du bien d'avoir une tête normale, même si mes mèches faisaient de petits paquets, comme s'ils étaient encore mouillés. J'avais la tête plus légère... 

Ma brosse est dégueu, par contre. Elle suinte le gras dès que je la touche. Je comprends mieux l'insistance sur son nettoyage régulier ! Une fois par jour, ce sera pas suffisant. Du coup, cette nuit je l'ai laissée tremper dans de l'eau chaude savonnée avec du shampoo et du bicarbonate de soude. Bien rincée, elle avait meilleure gueule. Mais vu comme mes cheveux tiennent debout tout seuls, je pourrai recommencer demain, je le sens. Fait chier.

Le brossage du soir m'a fait une sacrée surprise d'ailleurs. Déjà que mes cheveux pouvaient me faire passer pour Doc de loin, mais alors après le brossage, j'avais une de ces masses ! Un volume fantastique. Zarbe. Ma tête valait le coup d’œil, pour sûr. J'ai pris des photos souvenir, histoire de voir à quoi ça ressemblait. Bizarrement, sur les photos on ne voit pas que ma tête est grasse. C'est juste une coiffure sortie des années 80, mais à part ça, je passe incognito. Autant pour l'ennemi, qui essaie divers trucs pour m'écarter de mon but...

Le front n'aura pas ma peau. Je veux pas crever dans cette guerre, je compte sur ma chance et mon entêtement. Pour le moment, c'est chiant, mais ça passe. Et puis, quand t'as les cheveux bien attachés, tu n'y penses plus jusqu'au moment où il faut s'en occuper... Autant que ça dure. Jusqu'à demain, au moins.


Journal du Soldat Première classe Morue
9 Septembre 2014
Quand les huiles supérieures t'envoient sur plusieurs missions, c'est rude. Du coup, quand je me couche à 3h du matin, j'ai du mal à garder mon journal de bord à jour... Mais mes autres tâches sont sans importance par rapport à ma bataille contre le gras.

J'ai la tête de plus en plus plate, avec mes cheveux plaqués en arrière. A cause des brossages intensifs, c'est clair, mais aussi et surtout à cause du sébum qui se répand sur toute ma tignasse, petit à petit. Pour le moment les pointes sont encore épargnées, mais je suppute que ça ne durera pas.

J'ai des soucis avec ma brosse. Du mal à la nettoyer correctement. C'est que c'est plein de poils, cette chose, et j'ai pas envie de l'abîmer. Ça m'empêche pas de passer un peigne comme une forcenée entre les poils, histoire de tout enlever. Mais y'a toujours des petits bouts de poussière qui restent. Quand je vois l'état de ma brosse, j'ose pas imaginer l'état de mes cheveux. Et de fait, après chaque brossage, les poils de cochon sont aussi sales que s'ils étaient encore sur la bête. Effrayant.

Toujours pas d'odeur à l'horizon, en tout cas. C'est un gros point positif, vu les témoignages que j'avais lus concernant les missions précédentes.

Quoi qu'il en soit, je continue. Je rampe dans les tranchées, mais jusqu'à présent j'ai su éviter les pièges de l'ennemi. J'ose espérer voir le bout de cette folie. Mon dieu, dire que ça fait même pas une semaine... Tenir, tenir, tenir. J'y arriverai.


Journal du Soldat Première classe Morue
10 Septembre 2014
Une semaine. Ça fait une semaine. J'ai l'impression que ça fait un mois. C'est pas tant le fait de me balader avec la tête dégueu de gras qui me pèse le plus, mais de savoir que demain, en passant sous la douche, je me laverai toujours pas les cheveux. Psychologiquement, ce geste me manque.

D'un autre côté, c'est seulement aujourd'hui que ça se voyait de loin que je me lave plus les cheveux. Avant, aller au turbin, sortir de ma piaule ne me posait pas de problème. Un bon brossage en arrière, un bon chignon bien fait avec une jolie pince, et le tour était joué. Bon, aujourd'hui, c'était limite, j'avoue. Mais vu que mes cheveux ne sentent toujours rien, je peux faire genre "j'ai mis du gel, toi même tu sais". Genre.

Enfin, d'un autre côté, personne me fait de remarque, pas même mon camarade de chambrée. Vu que c'est moi qui suis de corvée linge, je vais en profiter pour les changer plus tôt que prévu. Mais bon, c'est histoire de dire, parce que, franchement, je vois pas trop de dégâts de ce point de vue-là non plus.

Par contre, je sens que je vais repasser ma tête sous l'eau demain. J'en ai marre d'avoir les cheveux plats. Même si c'est pour les rebrosser juste après, mais là j'ai envie d'avoir un peu de changement dans ma lutte contre le gras.

Mes pointes ne sont toujours pas graisseuses. Est-ce que mes racines ne sont plus grasses ? Je sais pas. Faut que je demande à mon collègue de lit. On verra demain, là il est tard.

Rapport du Docteur en recherche général Belbutrine harnaché sur son fragon dilbinem
- Mission Cure de sébum -
Sujet : Soldate Morue, première classe

Cette première semaine a bien commencé.
Malgré quelques ratés, le sujet a fini par maîtriser ses outils, et utilise la brosse et les peignes de manière relativement optimale. Par essai-erreur, le sujet a fini par trouver sa routine, et l'a faite évoluer selon la situation. Une fois la ligne de front dépassée, la méthode était la suivante :

- brossage avec le peigne en bois (étape relativement facultative, les cheveux du sujet étant bien démêlés même à la fin de la journée)
- brossage avec la brosse en poils de sanglier, tête en bas, puis mouvements de tête (headbang) pour brosser les cheveux tête en haut,
- brossage avec le peigne en corne
- attachement des cheveux, avec un élastique au début, une pince au final

Le sujet passe par des émotions contradictoires, et il nous faut noter l'influence non négligeable du mental du sujet sur sa mission. Par contre, le sujet maîtrise mieux les désagréments physiques (odeur, gratouilles) lorsqu'un tiers le rassure.

Conclusion : nous continuons l'expérience pendant une semaine encore, voire plus. Les cheveux du sujet, à l'heure où j'écris ce rapport, sont dans un tel état que nous pensons qu'il serait dommage d'arrêter l'expérience. Le temps nous donnera des réponses, il faut passer un palier que nous analysons en ce moment. Nous aurons prochainement des réponses, selon l'évolution de la situation - que nous avons bien en main. 

Bien à vous,
Général Belbutrine.